Le petit dernier
Dans ce livre, qui est un condensé d'anecdotes, d'humour et de tendresse, le chat de l'auteur tient bien évidemment la vedette, au point de faire de celui-ci (povre humanum ailurophile !) l'objet de facéties pour le moins savoureuses. Bonne lecture
Bonjour ! À la question suivante « Aimez-vous les chats », deux tiers des gens interrogés répondent par un Oui !, massif, spontané. Il en est même qui chérissent ces petits animaux à fourrure, bichromatés et autonomes. Selon, les scientifiques*, les chats seraient entrés dans nos vies il y a plus de 11 000 ans. Les liens tissés entre eux et les humains ont donc, depuis longtemps, dépassé le stade de l'utilitaire. Or, pour la plupart, ces sondés n'évoquent pas les travers de ces félidés, tantôt adorés, tantôt haïs, qui au gré de leurs attentes, désirs et humeurs, nous font quelquefois tourner en bourrique. Ainsi, ne manquent-ils pas, durant leur « quart d'heure colonial », de nous divertir, avec, par exemple, la découverte occasionnelle de ce truc : cette excroissance bizarre et prolongée de la colonne vertébrale, qui ne cesse de les intriguer ; que les «humains de compagnie » appellent la queue !
*Source(parmi d'autres) Muséum d'histoire naturelle : https://www.mnhn.fr/fr/chat-humain-qui-a-apprivoise-l-autre-en-premier
Dans ce livre, qui est un condensé d'anecdotes, d'humour et de tendresse, le chat de l'auteur tient bien évidemment la vedette, au point de faire de celui-ci (povre humanum ailurophile !) l'objet de facéties pour le moins savoureuses. Bonne lecture
Bonjour ! À la question suivante « Aimez-vous les chats », deux tiers des gens interrogés répondent par un Oui !, massif, spontané. Il en est même qui chérissent ces petits animaux à fourrure, bichromatés et autonomes. Selon, les scientifiques*, les chats seraient entrés dans nos vies il y a plus de 11 000 ans. Les liens tissés entre eux et les humains ont donc, depuis longtemps, dépassé le stade de l'utilitaire. Or, pour la plupart, ces sondés n'évoquent pas les travers de ces félidés, tantôt adorés, tantôt haïs, qui au gré de leurs attentes, désirs et humeurs, nous font quelquefois tourner en bourrique. Ainsi, ne manquent-ils pas, durant leur « quart d'heure colonial », de nous divertir, avec, par exemple, la découverte occasionnelle de ce truc : cette excroissance bizarre et prolongée de la colonne vertébrale, qui ne cesse de les intriguer ; que les «humains de compagnie » appellent la queue !
*Source(parmi d'autres) Muséum d'histoire naturelle : https://www.mnhn.fr/fr/chat-humain-qui-a-apprivoise-l-autre-en-premier
Dans ce livre, qui est un condensé d'anecdotes, d'humour et de tendresse, le chat de l'auteur tient bien évidemment la vedette, au point de faire de celui-ci (povre humanum ailurophile !) l'objet de facéties pour le moins savoureuses. Bonne lecture
Bonjour ! À la question suivante « Aimez-vous les chats », deux tiers des gens interrogés répondent par un Oui !, massif, spontané. Il en est même qui chérissent ces petits animaux à fourrure, bichromatés et autonomes. Selon, les scientifiques*, les chats seraient entrés dans nos vies il y a plus de 11 000 ans. Les liens tissés entre eux et les humains ont donc, depuis longtemps, dépassé le stade de l'utilitaire. Or, pour la plupart, ces sondés n'évoquent pas les travers de ces félidés, tantôt adorés, tantôt haïs, qui au gré de leurs attentes, désirs et humeurs, nous font quelquefois tourner en bourrique...
*Source(parmi d'autres) Muséum d'histoire naturelle : https://www.mnhn.fr/fr/chat-humain-qui-a-apprivoise-l-autre-en-premier
AVIS DES LECTEURS
« J’ai passé un excellent moment de lecture. Humour, tendresse et sourires sont présents, ainsi qu’une excellente observation des chats et du lien unique qui se crée entre l’être humain et l’animal. J’ai adoré cette nouvelle.
Bravo à Rémy que j’ai la joie d’avoir comme ami. Vivement son prochain roman ! »
Hello, l’ami, un grand merci pour ce chat facétieux.
Je me suis régalé : tout en patte de velours et en pirouettes, un vrai chat de compétition ! Grattouille-le derrière l’oreille de ma part et fais-le ronronner, il l’a bien mérité !
Bonjour Rémy
Merci ! Ô combien merci pour ce court récit, ayant pour héros nos compagnons félins que nous aimons tant ! C’est vraiment très bien observé, très juste et drôle. Il faut dire que tu as un fameux spécimen sous les yeux !
La question finale nous pousse à te répondre… Il faudrait que j’écrive l’histoire de mes chats, tu en auras la primeur !
Ton prochain texte aura-t-il comme sujet la Bretagne ?
Toutes mes félicitations.
Marie-PierreBonjour,
j’ai le plaisir de terminer la semaine en vous suggérant une lecture !
En effet, je vous recommande vivement la nouvelle de Rémy Bombay, « Mon chat, espiègle, intrusif et querelleur », à laquelle j’ai eu l’honneur de contribuer.
Dans un style naviguant entre des registres soutenus et familiers, l’auteur interroge les attitudes étonnantes des félidés. C’est un récit documenté, teinté d’humour aux notes sarcastiques et regorgeant pourtant de tendre affection.
Le regard sur les félins domestiques s’éloigne de l’attendrissement béat très en vogue, pour interroger les relations entre espèces animales.
Le rire y prédomine et je pense que vous passerez un excellent moment en compagnie de ce chat ! Par ailleurs, le style très particulier de l’auteur peut être source d’apprentissage et d’inspiration pour toutes les personnes qui écrivent, tant son emploi de la langue est maîtrisé !
Sur ce, je vous souhaite une belle lecture
A C
J’ai lu le livre de Rémy et vous le recommande.
Ceux et celles qui aiment les chats devraient se régaler.
Conteuse, musicienne, photographe, randonneuse, etc.
Bonjour Rémy.
D’abord un grand merci pour votre gracieux envoi et partage de votre récit.
Ainsi que votre chaleureuse dédicace.
J’y vois d’abord votre plaisir d’écrire, n’est-ce pas ?
Votre forme singulière, tout à fait expressive et spontanée, représentative de ce que vous y déployez
avec effectivement humour, tendresse et simplicité.
Des petits récits en écho, avec les humbles choses du quotidien, clins d’œil qui donnent le sourire et ravivent la bonne humeur !
Bonne continuation dans cette voie.
A bientôt.
Odile.
Ps* J’ai une amie, dont le chat bien-aimé s’appelle Socrate !
Chat alors ? Bel ouvrage ! Bravo Rémy !
J’ai bien aimé ton ouvrage. Quelle écriture ! Quel talent !
Lu également, avec grand plaisir.
À recommander.Bonjour Rémy
J’ai lu avec grand plaisir cette histoire douce, aux pointes acidulées, entre ce matou, Socrate et son maître platonicien, qui parfois n’en peut : relation immuable mais digne d’intérêt, entre chat et humain. Bravo !
A bientôt.
Et de deux !!
AVIS DES LECTEURS
Cher auteur,
Cher Rémy,
Je viens de lire d’une traite ton « Tout est une affaire de style », j’y ai pris beaucoup de plaisir. Pour reprendre un peu les mots d’un de tes personnages, je dirais que hier, pour des raisons X, avant de prendre ton opus, je me sentais vieux, puis, après t’avoir lu, je me sentais mieux.
Les dialogues sont justes, les personnages sont vrais, j’aime ce ton malicieux, ces rencontres inattendues, cet assemblage de mots, du genre : « elle qui gronde, tempête et de nouveau renaude », ou « ces mélanges suspects, puissants, qui captent, fascinent, dérivent et peuvent mettre au grand jour le marigot de nos pensées les plus intimes »… Ou encore « du bout de tes détecteurs tactiles, tu t’entêtes » !
Bref bravo, merci et, en écoutant So What, comme tu nous le conseilles.On attend le prochain roman de toi.
Amitiés
Hello, l’ami écrivain.
Cela a été un réel plaisir de te lire de nouveau et effectivement « Tout est une affaire de style » et le tien convient très bien à ces nouvelles particulièrement originales. Le tout avec des phrases et des expressions qui t’appartiennent et je reconnais ton « style ». Des tournures qui par moments « sentent » le Audiard.
J’aime bien ce mélange de réalité et de fiction, « mais où cela va-t-il nous mener » ? Un peu différend de ton autre ouvrage « Du Jazz ? D’accord, mais… » ou les histoires étais plus simples. Bref Rémy, tu peux nous en écrire tous les ans et en plus ces nouvelles se relisent au fil du temps facilement.
Il y a toujours un peu de soleil dans ces histoires : un soleil qui rit… Continue de nous procurer du plaisir par la lecture en ces périodes pas faciles.
Amitiés et le plaisir de se revoir
Virtuosité de la langue. Rémy nous plonge dans un kaléidoscope de nouvelles denses, drues et drôles. On y croise l’évidence des inventions de mots (érémiste) et la saveur de la rareté (péronnelle, escopette). Les prénoms claquent comme des étendards : Pamphile, Venance, Évariste. Les personnages jasent et éructent : Du Jazz ? Toujours du jazz…
Chez Rémy rien n’est terne, rien n’est fade. La langue, comme le soleil, étincelle de 1000 feux sur le pare-chocs des berlines. Elle est précise, précieuse, toujours en équilibre, presque sur le point de rupture. Les dandys sont tirés à quatre épingles et myopes. Les crocodiles ont de la bouteille dans des fleuves intranquilles et les kebabs sont au boulgour.
Kafka n’aurait pas méprisé dans sa Métamorphose ce monologue avec Tippex, blatte à la vie raccourcie. Rémy replace l’Île de France a sa vraie l’attitude : elle est désormais une extension des Antilles. Les cocotiers menacent de prendre leurs aises sur le Champs de Mars.
Puisqu’il n’y a pas d’obsolescence programmée au bonheur, j’attends avec impatience le 3ème opus. Chez Rémy, « Tout est une affaire de style », à consommer sans modération. Et comme toutes les très bonnes choses, sans hâte ni précipitation.
Excellente(s) nouvelle(s) !
Rémy Bombay est de retour avec une succession de courts récits dans lesquels, au hasard des pages, nous retrouvons son amour pour les sonorités afro-américaines (Bill Withers, Thelonious Monk, Lee Morgan, Big Walter Horton parmi d’autres). Mais cette fois-ci plutôt comme une bande son qui accompagne, sotto voce, des histoires cruelles, drolatiques ou encore poétiques. Toujours profondément humaines.
Ces textes, d’une écriture riche sans jamais être maniérée, nous permettent aussi de croiser une galerie de jolis personnages féminins aux prénoms (Madly, Adé, Maya, Célia, Doralinda) qui évoquent une culture antillaise que Rémy Bombay connaît plus que bien et qu’il évoque avec générosité qui nous le rend si attachant.
Dialogues enlevés, rythmés, imagés : « Tout est une affaire de style » ? Celui de Rémy vous emportera loin, très loin, dans un monde où les émotions sont reines.
Un peu déroutée à la première lecture de ces nouvelles originales, je ne retrouvais pas le style de ton premier livre « Du Jazz ? D’accord, mais… ». Mais j’ai été vite captivée par ces histoires d’îliens venus travailler en métropole qui sont très touchantes d’amour, d’amitié, de partage, toutes ces valeurs importantes dans notre société actuelle !
Ce livre-ci me semble plus profond, un zeste pessimiste peut-être, même si les dialogues m’ont souvent fait sourire. Les histoires sont toujours racontées avec beaucoup d’humour. J’ai une préférence pour « Le songe de l’oisif ». Vivement le prochain livre !
Merci Rémy
Extrait de "L'adresse gourmande"
En fin d’après-midi, à l’heure où la marée humaine encombre le périph, mon horloge interne me rappelle à l’ordre : je n’ai pas déjeuné, tant la correction avant l’envoi d’un article à une revue littéraire m’a pris la tête. Rangeant mes affaires – bloc de papier, stylos et surligneurs – je laisse à regret le coin de fraîcheur ombragé. Lesté de ma sacoche en cuir brun, assoiffé, je m’achemine depuis le côté le moins exposé de la rue, vers la boulangerie du quartier.
Cet agréable écrin, idéalement situé face à la Seine, propose une gamme alléchante de produits de bouche, provenant de farines biologiques et de l’agriculture raisonnée. Manière de résister à l’érosion du temps, j’y ai quelques douces habitudes.
Afin de structurer ce qui suit, il convient de dévoiler le décor, l’esprit de ce lieu, dévolu, on s’en douterait, à la gourmandise. Placé à l’angle de la rue Thomas Mann et du quai Levassor, il s’agit d’un bloc, peinturé d’un jaune flamboyant, aux contours bordés de rouge, qui forme un large quadrilatère pourvu de deux issues, permettant d’y accéder et d’en sortir sans contrainte.
Tant à main gauche qu’à main droite, s’étale devant la façade vitrée, trois longs comptoirs en U et placage d’okoumé. Cet ensemble compose entre midi et deux, à l’heure du « grand rush », un espace de dégustation sur le pouce. Le reste du mobilier est un agencement fonctionnel de tables, de tabourets de snacks teintés, surplombés de luminaires basse tension. Somme toute, ce design sobre donne une identité forte, authentique à l’endroit.
Pandémie oblige, je mets d’abord mon masque. Les mains couvertes de gel hydroalcoolique, faisant le tour de la boulangerie, je note que tout semble à sa place, excepté que « la foldingue » pâlichonne, à queue-de-cheval défraîchie, tient la caisse. Hum ! Ça se complique.
À une époque récente, l’accueil, la qualité des produits et la convivialité me permettaient de considérer cette adresse comme la métaphore gourmande d’une oasis urbaine et nourricière. Cependant, depuis l’embauche voilà peu de « la foldingue », il n’en est rien.
Sauf erreur de ma part, quand je qualifie de la sorte cette dame, je suis loin du compte. Il s’agit d’une engeance pas bien grande, maigrelette, mal fagotée, qui manifeste son hostilité envers une partie de la clientèle. On en vient à se demander si elle a toute sa tête ? Ses manières décomplexées, ses fulgurances portent à croire – à moins qu’elle soit l’objet d’une forme de xénophobie à diffusion lente – qu’elle est indéniablement godiche. À la réflexion, je ne serai pas surpris de figurer en bonne place sur sa liste fantasmée d’ennemis potentiels.
Remonté à bloc, j’intègre la file d’attente ; à la suite d’une jeunette : asiatique, svelte, en tenue légère, dotée d’une étonnante chevelure afro et d’un non moins curieux accent portugais, entendu naguère à Liberdade.
Mal inspirée, « la foldingue » de service impute à cette belle nippo-brasileira deux baguettes quelconques au lieu d’une « baguette Tradition » et omet par ailleurs d’enregistrer un sachet de chouquettes. Au vu de l’affichage numérique des produits, la jeune femme tente de lui expliquer qu’elle se trompe, ce qui crée une tension lourde, palpable. Forte de son immuable mauvaise foi, bouchée à l’émeri, « la foldingue » riposte :
— C’est bon ! je ne suis pas sourde. Lorsque arrive mon tour, afin de prolonger nos rapports de détestation réciproque, elle joue à celle qui agacée, déploie dans la démesure son talent :
— Hé, vié kò’w ! Ka ouvlé jodyla ?
Cette meuf plane à dix-mille, dirait Sam !
Elle se croit où ? Exécrant les familiarités de façade, je fronce les sourcils, puis rajustant ma prothèse, je remets « la foldingue » à sa place :
— On se reprend la p’tite dame ! Je m’appelle Douglas, Ignatus, Pierrotin.
— Eh, calmos ! Pas la peine de te braquer ! riposte-t-elle ex abrupto.
Dès lors, furibond, je reviens à la charge :
— Holà ! Il faudrait voir à me parler autrement. Je n’ai pas le souvenir qu’on ait couchaillé ensemble. Occupez-vous de ma commande !
Entretemps, débarque un client au bronzage de saison et code vestimentaire estival, chicos, propre sur lui. Ce nouveau venu tournoie, hésite, tarde à effectuer son choix. Après avoir répondu brièvement à deux appels téléphoniques, il sort de sa serviette un cabas. En deux enjambées, le nouvel arrivant à la vêture soignée, estampée de crocodiles, se porte au niveau du rayon « Snacking. Produits frais ». Il s’y agite un peu, vibrionne, puis revient jusqu’au meuble de caisse lesté de son sac, chargé de victuailles.
Imperturbable, résolu, j’attends que « la foldingue » consente à finaliser mon achat. Doté d’une étonnante patience, je case mon postérieur sur un tabouret et m’hydrate à grandes gorgées d’eau minérale. Dans l’intervalle survient une de ses collègues, parée de locks aux tresses bleuies ; laquelle pousse sans trop d’efforts un panier à pains et ouvre une porte séparant la salle de l’arrière-boutique. Ainsi, laisse-t-elle diffuser une bonne odeur de baguettes, tout juste sorties du four.
Une fois cette fournée au levain croustillante soigneusement rangée sur un présentoir mural, la vendeuse, pourvue aussi d’un physique de bronze brut qui en impose, nous demande :
— C’est à qui le tour ?
— À monsieur, répondis-je, en désignant l’arrivant bécebège, lequel chantonne et tournicote derrière moi.
De visu, ce gars dispose dans sa tête, un juke-box chargé de tubes, Oldies but Goldies.
Tout à coup, ce même Zébulon parait s’intéresser aux produits mis en valeur le long d’une vitrine réfrigérée. Atteint sans doute de la fièvre acheteuse, il prend deux sachets de mini-financiers suivis de mignardises et les glisse au fond de son balluchon. Suite à cela, il réclame un pain au sésame. Au moment où la vendeuse se porte à hauteur de la caisse enregistreuse, le gars lui présente ostensiblement une carte Amex Gold, signifiant par là qu’il compte payer sans contact.
Contre toute attente, d’un geste rapide, bien ajusté, Zébulon dérobe le pain, le cale tout aussi vite sous son bras et passe en mode d’autopropulsion. D’une volte-face, il percute une cliente – adepte abusive du bronzage intégral – et profitant de l’embarras causé, sort de la boulangerie en ricanant.
De ma place, aux premières loges, je vois ce gars, qui, dans un shot d’adrénaline, file à toute vitesse afin de regagner son gros SUV, garé à quelques pas. Le temps que « la foldingue » bouche bée réagisse, l’olibrius agite une commande à distance, déverrouille son véhicule, balance ses affaires à l’intérieur, s’installe derrière le volant et lance le moteur. À l’étonnement général il recule presto, et manque d’emboutir une voiture. Après quoi, pas peu fier, il démarre pied au plancher en nous adressant au passage un vigoureux bras d’honneur.
Beau maraudage.
Apparemment, sur le marché de la fauche, la concurrence est rude, car les « bècebèges » s’y mettent aussi.
— Mince alors ! Il s’est barré ! Monsieur, vous n’avez pas le droit ! s’écrie à contretemps « la foldingue ». De fait, une intense contrariété crispe son visage. Congestionnée, elle fulmine, s’étrangle de rage : c’est le deuxième cette semaine ! Qu’est-ce qui leur prend ?
Indifférent à son sort, je récupère mon ticket et lui fais observer qu’elle n’a pas compté les macarons ni la bouteille d’eau minérale ; ce à quoi, la mine renfrognée, elle rétorque :
— Je m’en tape, c’est cadeau ! Là-dessus, elle dénoue son tablier, l’envoie valser sur un meuble attenant et vitupère :
— Y en a marre ! Auréline, je me casse !
— Whaou ! Trois absences en deux semaines ? Ça va, ta vie est belle !
— Ferme-la ! profère « la foldingue ». J’ n’ai pas de comptes à te rendre.
— De toute façon, ce n’est pas plus mal que tu dégages ! riposte du tac au tac la collègue. Ici, tu n’es pas à ta place ! N’oublie pas de badger en sortant. Visiblement, la saison des amabilités est passée. Avant que l’ambiance dégénère, j’évacue les lieux et m’en retourne à mon domicile, sans me douter que le ciel me garde en réserve une embûche, singulière, inattendue.
AVIS DES LECTEURS
Retour de lecture, de Patricia B.
Bonjour Rémy. J’ai lu avec plaisir ton recueil. L’art du bref est un véritable manifeste pour les nouvellistes (je l’aurai bien vu en préface) et dans » De la constance au doute », j’ai bien reconnu les affres de tous mercenaires de la plume. J’ai moins accroché à » Made in hand « parce que le sport c’est vraiment pas mon truc, mais les états d’âme de » Lily, la grosse cube » m’ont ravi.
Pour les deux premières nouvelles, en dehors de l’histoire qui titille le curiosité, j’ai été frappée par la langue à la fois riche, sans être guindé, et si proche de l’oralité qu’on a l’impression que quelqu’un nous raconte l’histoire à l’oreille. Une pointe d’humour limite anglais, un mot, une expression chatouille l’esprit et rappelle que la solidité du propos tient plus dans l’écriture que dans l’histoire ; laquelle est un alibi aux mariages des mots, des sons et des images. Car Rémy tu le sais, comme l’a dit la maîtresse : » Songer c’est pareil que penser ; en plus beau « .
Bonne journée. Patricia
Le 08/07/2024
Retour de lecture, de Bernard T.
Bonjour Rémy.
J’ai lu avec plaisir les nouvelles de ton recueil. C’est étonnant comme tous ceux qui écrivent, peuvent avoir leur propre style et leur propre univers. C’est toujours avec surprise et étonnement que je pénètre dans un monde qui est différent du mien. Bonne fin d’été et bien sûr nous continuons tous d’écrire.
Amicalement
Bernard.
Retour de lecture, de Robert M.
J’ai bien aimé ton livre. Dedans, c’est tout toi.
Merci.
A bientôt.
Retour de lecture, de Marie-Nöelle R.
Rémy, j’ai aimé vous lire et découvrir votre univers, dans cet ouvrage de bonne facture.
Passez de bonnes vacances.
Retour de lecture, de Florence S.
Cherchez-vous à avoir des nouvelles ?? Oui ! Alors, prenez place ! Rémy, en conteur des « Temps modernes » vous raconte le monde… Non… Notre monde. Un air que chacun connaît. Arrêtez de courir. Installez-vous confortablement, parce qu’il vous sert sur un plateau d’argent vos pensées, vos désirs et sentiments. Bref, votre, notre quotidien ! Ce rêveur éveillé, par son phrasé sincère et la variété de ses nuances, réussit à nous surprendre. PUNAISE !!!
Il me donne le vertige !! Le « Vertige de… la Vie. » Tiens… je fredonne. Nina m’accompagne… « Freedom is mine… And I’m FEEEELLLIIINNGGOODDDD » MERCI Rémy de nour ramener à l’Essentiel, à ces quotidiens qui « s’entremêlent !!! »
Retour de lecture, de Valérie O.
Bonjour Rémy. Je prends enfin le temps de t’écrire un petit mot, après la lecture de tes nouvelles : très agréables à lire. Un vocabulaire riche, qui m’a fait penser à mon grand père maternel, qui jouait avec les mots et les utilisait avec humour et justesse. Suspens, mélancolie, tendresse, humour : des sujets forts sur le fond.
J’ai passé de bons moments à te lire, félicitations ! J’espère quand même que ton voisin a changé de radio…
Des bises, Valérie.
Retour de lecture, de Mireille D-M.
Salut Rémi. J’ai beaucoup apprécié ton livre, que j’avais commandé comme d’autres personnes dans ma librairie préférée. Je te souhaite une bonne fin de semaine et un franc succès mérité à ton ouvrage.
Retour de lecture, d’Abiba
Remy, j’ai lu tes nouvelles. Elles m’ont fait rire, voyager, apprendre des choses que j’ignorais. Félicitations et bravo pour ton talent. Bonne soirée.
Retour de lecture, de Raphaël A.
Les narrations introspectives de Rémy, nous guidant dans les méandres de son quotidien et de ses perceptions, sont un parfait mélange de mots d’esprit, de tendresse et de réflexion sur notre monde. On s’y retrouve et partage ses pensées, comme si nous y étions. De la constance du doute au plaisir de son partage !
Retour de lecture, de Nathalie M.
Coucou mon cher Rémy. Je reviens vers toi concernant ton joli livre, qui m’a beaucoup plu. Tu peux être fier de toi. Tes textes sont fluides à lire. J’y ai bien reconnu tes pointes d’humour. Ce sera un plaisir d’en parler plus longuement autour d’un verre de rhum. J’espère très prochainement. Je t’embrasse ainsi que ta douce. Encore merci pour ce bon moment de détente.
Retour de lecture, de Jean-Marc P.
Hello Rémy, j’ai particulièrement bien aimé ton livre. En lisant, j’avais l’impression de t’entendre : tout y est même l’humour, la façon de rendre la parole risible que j’aime beaucoup chez toi. Les histoires sont originales, diverses, et la référence à la Caraïbe m’interpelle personnellement car ma filleule travaille à l’hôpital de Fort de France comme médecin, et en cette période particulière, nous sommes souvent en contact. C’est une bonne idée que tu as d’écrire et surtout d’insister malgré quelques avis contraires, et cela pour notre plus grand plaisir. Bravo et an aut’ soleil. Quand cette mauvaise période sera terminée, voyons-nous autour d’un ti punch…
Retour de lecture, de la section de Taijiquan d’Ivry-sur-Seine
Chers tous, un poète-auteur-musicien se cache discrètement au sein de notre section de Taiji. Rémy Bombay, taijiste depuis 2008, sportif pendant de nombreuses années à l’US Ivry et membre éminent au sein de notre association omnisports, a écrit un recueil de nouvelles : « Du Jazz ? d’accord, mais… Et autres nouvelles », sorti des presses en mars dernier. Grand fan de jazz, à la plume lucide mais toujours poétique et musicale, il nous avait enchantés de ses vers l’année dernière pendant le confinement avec son poème « Covid. Chloroquine. Confinement. Répression » publié sur notre fresque « Le mouvement, au fil du temps confiné. » Pour notre plus grande joie de lecteurs, il nous régale à nouveau de ses chantants.
Retour de lecture, de Tahar H.
Une très belle écriture et un style très original. Bravo, Rémy !
Retour de lecture, de Naomi B.
Hey coucou les Ami.e.s ! Aujourd’hui, j’ai une grande nouvelle à vous annoncer. Vous voyez ce bouquin ? Bah, c’est mon tonton Rémy Bombay qui l’a écrit. Il est disponible en version papier sur Cultura, Decitre, Fnac et en version numérique sur Amazon et Kobo. Quelle fierté ! Belle journée à tous.
Retour de lecture, d’Isabel R.
Bon, ben Rémy, j’ai lu toutes tes nouvelles. Ça m’a beaucoup plu et ma préférée (sans doute pas la tienne) est la grosse cube parce que celle-là, j’aurais bien vu une suite, voir un roman avec ces deux « chevausseuses » mais là n’est pas ton objectif, je l’ai bien compris ! Le meilleur compliment que je puisse te faire, est que si j’étais tombée sur ton ouvrage, ne te connaissant ni de Chantal, ni d’Adam, je l’aurais commencé et fini sans nul doute ! Bref, un grand bravo !
Retour de lecture, de Dominique B.
Tout d’abord, bravo pour votre livre. Nous y avons, mon mari et moi, trouvé beaucoup de sensibilité et d’humour. Quel bonheur en ces temps troublés de se laisser emporter au fil des nouvelles ! J’ai beaucoup aimé « Du jazz ? d’accord, mais… ». On est complètement en phase avec le narrateur. Mais ma préférée reste « L’art du bref » que je trouve superbement écrite. Mon mari lui a préféré « Lily, la grosse cube » et je l’ai vu sourire à plusieurs reprises à sa lecture. « Retour en Créolie », nous a beuacoup touché aussi… enfin, bref, je crois que toutes les nouvelles nous ont plu ! À bientôt pour un nouveau livre ? Bien amicalement.

